Impact de la zone à faibles émissions du Grand Paris sur la santé cardiovasculaire
Contact : Tarik Benmarhnia, Noémie Letellier
Source : CitepaDescription
La pollution de l’air est aujourd’hui le déterminant environnemental de la santé des populations le plus important. Ses nombreux effets sur la santé représentent actuellement un lourd fardeau en santé publique, notamment cardiovasculaire avec des inégalités socio-économiques bien documentées. Cela a conduit en Europe et en France à mettre en place de politiques publiques de réduction de certaines émissions pour diminuer les niveaux de polluants de l’air de façon durable. L’une de ces politiques d’envergure concerne la mise en place de zones de faible émissions et mobilité (ZFE-m). En France, la première ZFE-m a été mise en place dans la région parisienne entre 2016 et 2019. Cependant, l’efficacité de ces mesures sur la santé reste peu documentée ainsi que les implications en termes d’équité. A notre connaissance, aucune étude n’a étudié ces impacts avec des données observationnelles individuelles, qui permettent de prendre en compte de nombreux facteurs de confusion, ainsi que d’identifier la répartition des bénéfices potentiels au sein du gradient socio-économique.
Dans ce projet, nous étudierons l’impact de ces mesures sur les maladies cardiovasculaires, deuxième cause de mortalité en France, dans la cohorte Constances avec des données d’exposition aux particules et dioxyde d’azote estimées à une résolution spatiale fine grâce aux données de Air Parif, en utilisant des méthodes épidémiologiques innovantes.
Évaluer comment les bénéfices liés à la mise en place des ZFE-m, qui constituent l’une des principales politiques de lutte contre la pollution en lien avec le trafic en France et en Europe, permettra de s’assurer que les efforts pour réduire les niveaux de pollution répondent aux objectifs annoncés et ainsi informer la mise en place des autres ZFE dans d’autres contextes.